Chroniques de la Costumerie

Peterson Magazine, gravure de mode, 1859

Peterson Magazine, gravure de mode,
1859

Ce blog, Chronique de la Costumerie, a été créé en 2012 par une jeune femme, Julie, passionnée par la mode et les costumes d’époques. Elle a ainsi décidé, comme elle nous l’indique sur sa page « à propos » et dans ses remerciements, de rassembler des données et des informations sur le costume d’époque. Elle semble être couturière, car elle propose un certain nombre de tutoriels de réalisation de pièces de costumes à ses visiteurs.

Quand nous arrivons sur la page d’accueil, nous tombons sur une présentation agréable, simple, rassemblant sur une même page des onglets nous proposant d’accéder aux différents articles du blog. Sur la bande en haut de cette page défilent différents articles plus spécifiques sur les métiers se rapportant à la mode, sur l’histoire de la mode à travers les derniers siècles…

Cette ressource comporte 5 pages en plus de sa page d’accueil dont un lexique qui rassemble les termes compliqués du domaine de la mode, des chroniques, l’histoire de la mode et du costume, un à propos comme nous l’avons vu auparavant et une page nommée Costumes. La plupart de ces pages comporte un certain nombre d’onglets qui lui sont associés.

Même si ce blog est très complet, le très grand nombre d’onglets, qui ont des noms aux sens assez proches, peut porter à confusion et perdre un peu le visiteur dans ses recherches.

 La sidebar à droite comporte un certain nombre de Widgets : l’administratrice du blog nous donne la possibilité de partager son contenu sur les réseaux sociaux ou de suivre les actualités en nous abonnant au flux RSS… Elle nous propose aussi un sondage sur ce qui nous intéresse le plus dans cette ressource. Suit ensuite un nuage de tag assez particulier dans sa présentation mais aussi assez amusant. Quand nous descendons encore nous tombons sur des publicités, et enfin sur des sites amis. C’est ainsi que nous découvrons que l’administratrice du blog possède aussi un site internet, Precious Rags, et un atelier de confection de costumes d’époque.

Le texte sur lequel nous allons nous arrêter est l’onglet nommé la mode victorienne que l’on trouve sur la page histoire de mode défilant en haut de la page d’accueil. L’article porte donc sur la mode victorienne qui va de 1837 à 1901 environ et qui correspond au règne de la reine Victoria, reine d’Angleterre (d’où le nom du courant). La mode victorienne est mise en relation avec le courant artistique romantique par des auteurs romantiques britanniques. L’auteur de cet article parle principalement de l’Angleterre, car c’est de là que provient la mode victorienne, mais elle s’est aussi étendue en Europe et en Asie (notamment en Inde qui était sous domination britannique).

Nous sont ensuite présentés rapidement les différentes matières et textiles utilisés pour la confection de ces costumes (principalement des robes), puis nous accédons à des parties sur la mode féminine et la mode masculine avant de finir sur la mode victorienne vue aujourd’hui.

L’article est organisé selon quatre grandes parties chacune composées de sous parties ce qui le rend long mais plein d’informations intéressantes et importantes dans nos recherches.

Ce blog n’est pas un site officiel, de musée ou régit par le ministère de la culture mais il n’en est pas moins porteur d’informations et de données pour le notre. Malgré le fait que nous ayons eu du mal à nous y retrouver, chaque donnée est précise et intéressante. De plus, l’auteur a essayé de respecter les droits d’auteurs en donnant à chaque fois ses sources, ce qui facilite encore plus nos recherches.

La vogue du corset au XIXe

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Après avoir épuisé tous les sites parlant des différentes expositions sur la mode, les ressources officielles se font peu nombreuses. C’est pourquoi nous allons traiter ici d’un blog créé par une certaine Tiphaine. Ce site s’appelle « le costume dans tous ses états ». Sur la page d’accueil du blog nous trouvons des renseignements sur toutes les expositions actuelles traitant du costume. Mais cette dénommée Tiphaine écrit également des articles plus spécifiques comme par exemple « la vogue du corset au XIXe ». Elle retrace de manière chronologique les différentes tendances du corset tout au long du XIXe siècle.

La présentation générale du site est claire, agréable à lire. Le texte se déroule en colonne et donne une fausse impression de longueur. Chaque tendance de corset est agrémentée d’une illustration, aidant ainsi le lecteur à se repérer visuellement.

Cette chronologie du corset est particulièrement intéressante car elle réunit les différents facteurs de ce changement: économiques et industriels, artistiques et idéologiques… L’auteur distingue trois formes de corset: le corset cambré de 1850 à 1870, le corset cuirasse de 1873 à 1885 et enfin le corset droit-devant de 1890 à 1910. Le changement constant de ces corsets est étroitement lié aux différentes modes vestimentaires des femmes. Le premier, toujours d’après l’article, « diminue la longueur du buste pour accroître l’effet de la crinoline. » Ce corset a pour but de souligner la taille, en opposition à la protubérance de la crinoline, comme nous avons pu le voir dans d’autres articles à ce sujet.  Le deuxième corset, dit « cuirasse », arrive avec le changement crinoline-tournure. Il est présent ici, dans le prolongement de la tournure, pour accentuer la cambrure au niveau des reins. Il s’allonge de plus en plus dans le courant de cette mode. Et enfin, « le corset droit-devant » ou encore « corset sans-ventre » vient renforcer l’impression de ventre plat. Les robes perdent leur ampleur au niveau des jambes et des reins, ce qui dessine une silhouette tout en courbes.

Les différents corsets sont présentés avec précision dans l’article, tout en restant facile d’accès. Les termes nouveaux comme « tournure » ou « crinoline » sont expliqués succinctement mais toujours avec un souci de vérité et de précision. Cet article reflète une étude bien menée par l’auteur. Les éléments présentés nous donnent une vision claire de ce qu’étaient ces corsets au XIXe siècle et l’importance qu’ils ont eu sur la silhouette féminine. Cependant, ce classement tripartite ne fait pas cas des nuances que la mode a apporté à ces corsets.

Ainsi, malgré le caractère non-officiel du blog, nous sentons que l’analyse est réfléchie et l’auteur passionnée par son sujet. Le texte est écrit dans un style simple et compréhensible par tous, et permet une large diffusion du savoir. Cet article ne concerne malheureusement qu’un seul aspect de notre sujet, la mode féminine au XIXe.

La Femme et la mer (1850-1920)

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Eugène Boudin (1824-1898), Plage aux environs de Trouville, 1864, Huile sur toile – 67,5 x 104 cm, Toronto, Collection Art Gallery of Ontario, Photo : Daniel Couty

Notre sujet porte principalement sur la femme au XIXe siècle et sa représentation dans la peinture. Nous allons donc faire un petit écart et nous arrêter un instant sur l’intérêt des peintres à ce sujet et leur vision de la femme. Le musée Eugène Boudin d’Honfleur organise une exposition dans le cadre du Festival Normandie impressionniste sur le sujet de « la femme et la mer ». Les peintures exposées révèlent l’idéal féminin des artistes de 1850 à 1920, en s’arrêtant tout particulièrement sur les impressionnistes comme Eugène Boudin. Nous allons donc voir ici en quoi cette ressource au sujet bien spécifique peut nous aider dans notre recherche sur la représentation de la mode féminine dans la peinture.

L’essentiel de l’article traite de l’évolution picturale de la femme dans un cadre maritime. Les impressionnistes innovent et choquent au début par leur « naturalisme ». Ils intègrent la femme en habits de bain dans leurs peintures. Les trois grands artistes qui se prêtent à ce jeu-là sont Boudin, Monet et Manet. La femme moderne est une femme qui prend des bains de mer et Boudin en premier montre ces baigneuses avec une simplicité moderne qui déconcerta à l’époque. L’article pose comme fondement essentiel de la représentation de la femme trois sources mythologiques: Vénus, Andromède et les sirènes. Beauté et cruauté sont les qualificatifs correspondant à ces jeunes femmes de la mer. Mais un renouvellement de cet idéal féminin « maritime » arrive avec les impressionnistes.

Le monde de la mer est un monde fort peu féminin. Grâce aux impressionnistes et à leur successeurs, la femme trouve la place qui lui convient dans ces paysages de bord de mer. L’auteur insiste surtout sur l’aboutissement de cet intérêt général porté à la femme dans la mer de 1850 à 1920. Ce qui s’adresse à nous plus directement (à notre sujet) est la mode des bains de mer. A travers les peintures de Manet, Boudin ou Monet, une nouvelle mode vestimentaire apparaît, la mode des costumes de bain. Le texte n’en parle pas explicitement, hélas, mais nous devinons grâce à la mention de nombreux peintres que ce sujet était très en vogue à la fin du XIXe.

Ainsi, le site des Musées d’Honfleur synthétise bien le changement de la représentation féminine dans les peintures dites de « bord de mer ». Cette analyse nous aurait encore plus apportée s’il y avait eu ne serait-ce qu’une vague description de ces vêtements de bain auxquels l’auteur de l’article (anonyme) fait souvent référence.

Le Paris pittoresque

Costumes XIXe siècle Robes, chapeaux, fillettes en 1875

Costumes XIXe siècle
Robes, chapeaux, fillettes en 1875

Le Paris Pittoresque est un site internet crée en 2000 et qui a été déposé à l’INPI. Tous les droits sont donc réservés.

On trouve en bas de page les informations nécessaires sur le propriétaire du site.

Cette ressource a pour fonction de référencer toutes les anecdotes, les bons plans, les événements qui vont avoir lieu ou qui ont eu lieu à Paris.

Quand on arrive sur la page d’accueil, on pense plutôt que c’est un blog, car un certain nombre de publicités y circulent. Quand on s’y attarde plus longuement, on se rend compte que les publicités en questions sont toutes sur des magazines historiques, ou en rapport avec l’histoire de France. Cette ressource est en lien avec la culture, et principalement la culture parisienne de ces derniers siècles.

Les différentes pages disponibles attirent tout de suite notre attention par leurs titres : Au fil du temps, Chroniques d’Autrefois, Paris illustréCes pages sont chacune composées de sous parties, d’onglets qui nous renvoient à des données plus précises, des catégories, comme le costume féminin ou la vie quotidienne.

Sur sa page Annuaire, le site rassemble un certain nombre de données et de ressources numériques sur les boutiques et bon plans qui pourraient intéresser les parisiens, ou même les non parisiens.

La page Au fil du temps, retrace l’histoire de la ville de Paris, de ses grands monuments, de ses recoins et ce depuis le temps des Gaulois jusqu’à aujourd’hui.

Les Chroniques d’Autrefois font plus précisément la synthèse du mode de vies des gens au XIXème siècle. De plus, on y trouve des précisions sur ce à quoi ressemblait la capitale durant ce siècle rempli de changements et d’événements marquants pour la ville.

Le site donne la possibilité aux visiteurs de s’abonner à un bulletin qu’ils peuvent recevoir par mail, simplement en inscrivant leur adresse mail dans un cadran. A côté se trouve un autre cadran pour permettre une recherche spécifique sur la ressource.

 L’onglet qui nous intéresse particulièrement dans nos recherches ici rassemble un certain nombre de gravures nous montrant l’évolution du costume féminin (et de la mode parisienne) entre 1794 et 1894. Pour chaque année située entre ces deux date, une ou plusieurs gravures sont proposées pour présenter la mode de l’année au visiteur, et ainsi lui permettre de voir son évolution, année par année durant tout le XIXème siècle.

En effet, le XIXème siècle a été presque aussi riche en événements qui ont marqué son histoire qu’en vagues de modes qui l’ont traversé. Les modes étaient très changeantes, et même si les deux ne sont pas forcément liés, à chaque bouleversement historique, politique ou social s’associe un changement dans la mode féminine (comme on peut voir dans le changement entre la mode sous le 1er Empire et celle de la Restauration.)

Chaque gravure est accompagnée de la date à laquelle correspond le costume, mais nous n’avons pas plus d’informations si ce n’est la nature du costume (robe, chapeau…).

Ce site est une ressource intéressante à explorer, autant pour nos recherches sur la mode féminine au XIXème siècle que pour n’importe quelle autre recherche sur les bons plans et la vie parisienne. Ces chroniques sont complètes et le site nous donne accès à beaucoup de données sur des sujets très variés. En définitive, cette ressource apporte quelque chose à quiconque vient l’explorer.

Les contraintes de la mode romantique

ImageRobe de jeune fille de style romantique tardif, H: 120 cm, soie, vers 1840, Château et musée de Valangin

Chaque mouvement politique influence la pensée de son temps ainsi que les manières de vivre et de s’habiller. Le mouvement romantique a eu une large répercussion qui s’étend à toute l’Europe. La France est le berceau de la mode vestimentaire dite « romantique ». Cette manière de se vêtir se répand donc dans les pays limitrophes comme par exemple la Suisse.

Images du Patrimoine rend très bien compte de ce phénomène en s’appuyant sur une authentique robe appartenant à la période concernée (vers 1840). Ce site est à mettre en lien avec une autre ressource française du même genre, Histoire par l’image, sous la tutelle de la RMN. Le principe que nous retrouvons dans les deux ressources est d’expliquer une mode, un courant par le biais d’une image. Dans Images du patrimoine, se développent autour de l’image un contexte historique, une  description de la dite robe et une interprétation. Somme toute, les deux sites, suisse et français, se ressemblent beaucoup d’un point de vue formel.

L’article (signé par Françoise Bonnet Borel / Vincent Callet-Molin) pose les fondements de la mode romantique: un nouvel idéal féminin donne lieu à une nouvelle tenue. Plus précisément, je cite: « La taille, auparavant sous les seins, retrouve son emplacement normal ; la jupe s’évase et prend de l’ampleur ; la taille fine est serrée dans un corset et les manches sont bouffantes. Les robes sont faites de soie, ou encore de coton imprimé à la planche ou brodé ton sur ton. » Il est dit également que selon les pensées romantiques, la femme doit être « mélancolique », elle présente un »teint pâle », se veut délicate et modeste dans son habit.

Ce que ce site apporte d’intéressant est une description détaillée du vêtement. Les termes tels que « bustier à baleines », « manches gigot » ou « rang de fronce et tuyaux d’orgue » nous permettent une meilleure appréhension et compréhension de la mode sous la restauration.

Cependant, il faut arriver à l’interprétation pour comprendre le titre de l’article: « les contraintes de la mode romantique ». En effet, dans la description de l’oeuvre nous ne retrouvons pas l’aspect contraignant dont parle le titre, bien que nous le devinions… Ce n’est que dans la rubrique « interprétation » qu’il est mention d’un corset et de jupons trop nombreux qui empêcheraient une certaine aisance dans les déplacements. Ensuite il est clairement affirmé que cette incommodité vire à la contrainte au milieu du XIXe avec l’armature rigide de la crinoline.

Ainsi, grâce à cet article, nous savons précisément à quoi ressemblait et ce qu’éprouvait une dame « romantique » sous la restauration. Mais nous apprenons également que la mode vestimentaire française avait déjà un essor européen puisque cette robe est issue d’une collection suisse.

La mode au XIXème siècle, commentaire sur la page wikipédia

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« The Lovers: Morning Recreation », imprimé par Sarony and Major (New-York), vers 1850

A présent que nous connaissons un peu mieux notre sujet, nous allons vous présenter la page wikipédia qui concerne la mode au XIXème siècle. C’est une page « incontournable », sur laquelle on tombe forcément quand on se lance dans une recherche sur le web. Or, comme on  le sait, l’encyclopédie à laquelle chacun peut participer est critiquée à cause de cela. De ce fait, nous n’avons pas voulu nous y confronter avant de maitriser un peu plus le sujet.

La page détaille l’évolution des costumes féminins et masculins tout au long du XIXème et s’organise en neuf parties chronologiquement déterminées. Des illustrations, qui sont tirées de magasines illustrés de l’époque ou qui sont des reconstitutions de ce qu’était l’habit du XIXème, viennent éclairer le propos de l’auteur. Le tout est relativement détaillé et permet une vision d’ensemble assez claire. Les nombreux liens au sein du texte, comme il y en a souvent dans les pages wikipédia, permettent d’éclairer certains points. De plus, chaque paragraphe détaille la mode féminine et la mode masculine (qui est un peu moins prise en considération faute d’avoir autant évolué que la mode féminine). Avoir les deux en parallèle permet de se faire une image plus précise de ce temps. L’auteur ne manque d’ailleurs pas de montrer ce qui a pu influencer les goûts vestimentaires des gens de cette époque. Elle met en relation le domaine de la mode avec celui de la politique ou bien celui des arts, de la littérature etc.

Néanmoins, certaines parties sont plus détaillées que d’autre. Ainsi, la fin du siècle est moins bien décrite et peu analysée par rapport à ce qui est dit pour les modes romantiques ou empire par exemple. L’article paraît donc un peu déséquilibré à certains égards. Le paragraphe sur la mode dans les années 1870, par exemple, est construit presque comme une liste. On regrette donc que cela ne soit pas plus étoffé.

Cela étant dit, quand on jette un coup d’œil à la bibliographie, on voit qu’un seul livre est cité. C’est dommage, surtout quand on connaît le nombre d’ouvrages publiés sur la question. Le manque de ressource explique certainement ce manque d’informations.

De fait, la page est bien pour avoir un aperçu général mais manque de détails pour une étude plus approfondie et ne donne même pas une bibliographie fournie comme s’est souvent le cas sur wikipédia. Ce qui est le plus intéressant dans la page est en fait l’ensemble de liens par lesquels on est renvoyé vers d’autres articles wikipédia. Bien que tous ne soient pas très précis, pouvoir avoir l’ensemble permet de mettre en rapports les différents éléments les uns avec les autres (comme par exemple la naissance de le crinoline et son usage tout au long du XIXème, ou bien encore l’historique du châles en cachemire).

Finalement, on peut dire que la page sur la mode au XIXème est révélatrice de ce qu’est wikipédia et de l’intérêt qu’on peut lui porter dans le cadre de recherches sur un sujet: un ensembles de connaissance pas toujours très fourni, mais renvoyant vers d’autre sources ou donnant des informations qui sont parfois annexes mais qui permettent une meilleure compréhension du sujet traité.

« Evolution du costume historique au XIXème siècle » par Julie Deljéhier

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Vignette des costumes masculins et féminins sous le directoire©http://www.julie-d.levillage.org/histoire_costumes_19eme.htm

Pour celles et ceux qui auraient encore un peu de mal à se retrouver dans  le prolifique XIXème siècle, voici une page qui résume assez bien notre époque. La page appartient à un site, tenu par celle qui a écrit cette chronologie. Julie Deljéhier est une costumière et une maquilleuse, qui exerce ses talents dans le domaine du spectacle. Cette adresse est celle de son site professionnel, où elle présente ses travaux, ainsi que son CV, ce qui a permis de savoir qui elle était.

Au cours de nos recherches, nous avons pu constater que parmi ceux qui postaient le plus de choses intéressantes dans le domaine du costume historique, on trouvait souvent ceux qui en recréaient. En effet, ce sont eux qui sont amenés, dans le cadre d’une création fidèle à ce qu’était la réalité, à étudier sous toutes les coutures les robes et autres tenues qu’ils doivent copier. De ce fait, ils rassemblent peu à peu un grand nombre de connaissances. Julie Deljéhier que nous citons dans cet article est l’une des seuls à avoir tenté de faire une synthèse de tout ce qu’elle a appris et à le mettre à la disposition de qui voudra des informations sur la question. De fait, sa frise chronologique est très claire, ce qui n’est pas un moindre mérite quand on connaît un peu la complexité du XIXème siècle en France qui a vu défiler un grand nombre de régimes politiques différents qui ont tous amené avec eux leur lot de changements et de modes. La frise se lit de droite à gauche pour suivre le déroulement historique, et de bas en haut pour les différents domaines. Tout d’abord, en haut, est présenté le contexte historique, puis les événements marquant ensuite les mouvements artistiques et enfin l’évolution du costume. Cette dernière est résumée en huit grandes étapes, allant de la fin du VIIIème siècle aux années 1890. Une petite vignette illustre chaque période et présente les principales caractéristiques de la tenue exposée. Chacune de ces vignettes est accompagnée d’un petit texte explicatif, qui met en relation le contexte historique les évolutions sociales avec cette histoire du costume.

Le code couleur du site est fait de teintes marron et ocre qui donnent à l’ensemble une unité assez austère.  En fin de compte, on regrette simplement que l’interface du site reste assez basique, voire un peu archaïque. Cela dit, on avait aussi trouvé sur certains sites des frises chronologiques plus élaborées mais beaucoup moins claire, dans lesquelles on se perdait facilement. Ainsi, ce qui nuit à l’ensemble du site est profitable à la frise que nous avons choisi d’étudier.

« Pressentir une métamorphose », une analyse du portrait de Caroline Rivière peint par Ingres

Ingres, Mademoiselle Rivière, 1m x 70cm, 1805, huile sur toile, Paris, Musée du Louvre © Erich Lessing

Ingres, Mademoiselle Rivière, 1m x 70cm, 1805, huile sur toile, Paris, Musée du Louvre
© Erich Lessing

Le portrait de Mademoiselle Caroline Rivière vous est certainement familier, d’autant que la série de la famille Rivière peinte par Ingres a déjà été évoquée dans un précèdent article. On y avait alors vu que cet artiste s’était spécialisé dans le portrait féminin de femmes de la haute société.

Néanmoins, parmi ses œuvres les plus connues, on retrouve le portrait d’une toute jeune fille, presque une enfant. Il s’agit de Caroline Rivière. Ici aussi, c’est un portrait social. En faisant peindre toute sa famille, M. Rivière tient à montrer sa réussite au monde qui l’entoure. Le portrait de sa fille doit à la fois montrer la réussite d’une éducation, comme le souligne l’auteur de notre article. Pour Ingres, il s’agit encore d’autre chose. Lui qui se fera connaître pour les portraits de femmes souvent sensuelles peint ici une fille de treize ans chez qui cela est à peine suggéré. Cela avait d’ailleurs gêné ses contemporains pour qui le tableau montrait une féminité inadéquate pour une fille aussi jeune.

C’est là que le tableau rejoint notre sujet. Ce sont les gants et le boa qui choquèrent le plus. Ces accessoires de mode montrent que la jeune fille va devenir une femme et ils ne passent pas inaperçus. Quand on remarque que les gants semblent un peu grands pour elle, on finit par ne voir plus que ça. Ingres utilise la mode et ses accessoires pour montrer d’une part qui est son modèle, soit une jeune fille qui ressent plus ou moins consciemment la pression sociale d’une époque et d’un monde; et d’autre part  la métamorphose de l’enfant en femme.

L’article est ainsi très clair dans son propos. L’auteur n’avance pas d’arguments sans les justifier et cite ses sources. De plus, l’article est bien illustré: les images sont de bonnes qualités et correspondent à chaque partie du texte.

Sinon, le blog en lui-même présent une interface peu agréable à l’œil et encore un peu archaïque.

Le reste de son contenu est assez hétérogène mais l’auteur présente des choses intéressantes dans d’autres domaines, tel que la musique. Il s’agit néanmoins d’un blog personnel n’ayant pas nécessairement pour vocation d’augmenter la quantité de savoir en histoire de l’art., mais c’est tout de même l’un des seuls que j’ai pu trouver qui ait accordé autant d’importance aux gants et au boa de Mlle Rivière.

« Juliette Récamier, muse et mécène » dossier de presse de l’expositon du même nom du musée des Beaux-Arts de Lyon

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A présent, nous allons par cet article vous présenter Juliette Récamier qui pourrait à elle seule incarner les relations qu’entretenaient mode et art chez les femmes célèbres du début du XIXème siècle. Le musée des Beaux-Arts de Lyon lui a consacré une exposition en 2009 en parti car cette femme est née à Lyon et serait restée toute sa vie, d’après notre dossier de presse, proche de sa ville natale. En effet, la ressource commentée ici est le dossier de presse de l’exposition disponible en format PDF sur internet. On la retrouve très facilement ne serait-ce qu’en tapant le nom de celle qui nous intéresse.

L’exposition présentait aussi bien des vêtements ou des objets lui ayant appartenu que des portraits que des artistes auraient fait d’elle. Elle incarne à merveille le type de la « merveilleuse », ces femmes intellectuelles qui se rendirent célèbres grâce à leur style vestimentaire et leur proximité avec les artistes de leur temps. En effet, Juliette Récamier fut la principale ambassadrice du style néoclassique. Elle revendiquait une toilette et des coiffures assez simples, en opposition avec ce qui s’était fait au siècle précédent.

Le dossier se divise en 12 parties, mais celles qui nous intéressent et qui portent sur sa personne (c’est-à-dire celles qui ne font pas le catalogues des œuvres présentées à l’exposition) ne comptent que comme un cinquième du dossier. On y décrit le style néoclassique de Mme Récamier, auquel elle restera fidèle toute sa vie. Les robes blanches légères et le fameux châle de cachemire si précieux sont des éléments qu’on retrouve dans le portrait de Baron Gérard qui illustre cet article. Juliette Récamier fut quelqu’un de moderne en son temps qui créa son mythe grâce à sa façon de se vêtir. Le dossier souligne, et c’est là un point important pour nous, que par les portraits d’elle-même qu’elle diffusait, elle transmet son image à ses contemporains et assure d’une certaine façon sa popularité. Le portrait est mondain et il a une fonction sociale très importante. Pour Juliette Récamier, il doit être à son image, c’est-à-dire le portrait d’une femme moderne. Quoi de plus moderne que d’être à la mode ? De là l’importance pour elle d’avoir des portraits qui la montre telle qu’on pourrait la croiser dans un de ses salons.

Le dossier de presse présente ainsi une femme sur qui on ne saurait faire l’impasse et qui est une icône de la mode que nous étudions. Comme elle fut aussi une muse pour les artistes, comme nous le rappelle le titre de l’exposition, elle s’inscrit en plein dans la problématique que  nous avons choisie.

« Peintures de mode » par Véronique Lorelle

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Et voici un nouvel article sur un thème que nous avons déjà traité mais qui a eu une certaine importance dans l’actualité artistique de cette année. En effet, l’exposition « L’impressionnisme et la mode » a été le sujet de nombreux article et de ce fait a été largement commentée. L’article que je vous présente ici provient du site du monde. En plus de présenter l’exposition du Musée d’Orsay, cet article explique l’intérêt de mettre en rapport ce mouvement et la mode vestimentaire du temps. Il fait presque la publicité de ce dernier opus du Musée d’Orsay.

L’article se trouve dans l’onglet culture du site, qui apparaît en rose. On pourrait se demander par ailleurs quelle est la signification de cette couleur quand on sait que l’onglet « société’ est rouge et celui de la politique, bleu. Le rose est une couleur qu’on associe à la féminité et qui par certains endroits renvoie à la frivolité. Que penser de ce « culture » rose? Est-ce un sujet moins sérieux que l’économie? Passons sur ce détail qui, au demeurant, retient l’attention et revenons-en à notre article. Ce-dernier ne fouille pas trop le sujet et livre une analyse succincte de l’exposition et de son thème. Il s’ouvre avec une œuvre de J. Tissot, un des artistes présents au Musée, qui ne fait pas parti des peintres les plus connus de ce siècle. Cette photo fait office d’illustration car presque rien n’est dit dessus. Cela dit, elle transporte l’un des principaux messages de l’article qui est que certaines peintures de la fin du XIXème siècle sont presque des « peintures de robes », phénomène qu’on observait déjà chez Ingres.

L’article se découpe en deux parties, dont une qui fait l’apologue de la Parisienne. L’auteur refait aussi un petit historique de l’essor de la mode de cette époque. Elle connaît en effet un développement intéressant en ce qu’elle s’est peu à peu démocratisée tout en voyant naitre la haute couture d’une autre côté. De façon plus générale, cet article parle finalement de la modernité à l’époque des impressionnistes, thème qu’on connaît déjà un peu, et la façon dont on peut percevoir cela à travers la mode. C’est aussi ce qu’on retenu les artistes peintres, ou bien les poètes comme Baudelaire qui se sont laissés prendre par ce phénomène changeant et en constante évolution. On pense ainsi au tableau de Degas, Chez la modiste, puisque les chapeaux étaient les premiers sujets de ces perpétuelles modifications.

Enfin, cet article fait aussi un rapprochement entre la mode de ce temps et celle d’aujourd’hui. Outre la taille fine et le culte de la minceur, c’est aussi l’image d’Epinal de la parisienne qui aurait subsisté.

Entre publicité et réflexion sur l’exposition, l’article nous renseigne un peu sur ces faits, mais reste tout de même très court pour un si vaste sujet. Tout en bas de la page, L’auteur donne trois références bibliographiques qui traitent de ce sujet, ce qui peut aussi être utile.